Elle était dans un état semi-comatique. Hors de portée du monde, ne voulant pas dormir, ni penser aux autres ni a elle-même. L'extérieur du monde, la nuit, se transplantait dans une simple petite pièce sombre aux allures d'infini qui ne lui tentait plus d'explorer. Elle cherchait le sens au vide de ce destin dont elle s'était à peine extirpée. Tout ça dans un grand décor d'incertitude. L'incertitude lassée des temps maudits. Qui tourne et roule dans la tête puis qui colle aux murs, aux tripes puis aux oreilles. Ma haine me brûle les doigts, comme une croix, oh! si j'étais vampire. Mais je ne suis que moi, petite, lassée, inconnue. Mes mensonges s'étendent dans l'espace, me font peur. Je m'élance. Envie de voler. Je plane. Envie de partir. Envie d'oublier. Aimer le vide, aimer la mort, aimer la vie, aimer ton corps, aimer ton vide, aimer ta mort, aimer ta vie. Puis rien.
Boum.
Espoir. Espoir. Espoir. J'ai peur de l'angoisse qui s'étend dans mon c½ur. Je m'éclipse. Envie d'écouter. J'éclate. Envie de bouger. Et j'expire. Envie de rien. On dirait que la Terre va fondre. Oh! Il pleut des soleils. Cette frénésie m'enveloppe. Ma pensée se censure au rythme du temps qui passe, qui s'effrite sur le tableau des heures Tic, tac!
Sourions aux caresses imaginaires! On ne peut parler de cet amour...Tout est trop flou, trop lourd, trop mou. L'espace autour gobbe notre oxygène, c'est la crise. Je tourbillonne et je le sais. Aucun contrôle. Immersion.
La planète m'écrase sous ses ailes maculées. Ses mouvements me bercent d'un rêve à l'autre.
C'est une aurore, c'est un pays, c'est une terre gorgée d'arbres.
C'est la crise! Désastre! Toc, toc.
Je n'sais plus, je délire, c'est seulement la vie qui va.
Le monde va éclater.
On l'a bousillé. Il va nous cracher. Il va nous dégueuler.
Les rancuniers seront les seuls à regretter quelque chose.